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Joyau de la Côte Amalfitaine : Positano

Joyau de la Côte Amalfitaine : Positano

L’un des trésors de la côte amalfitaine, cet ancien village de pêcheurs aux maisons accrochées à la falaise est aujourd’hui l’une des destinations préférées des visiteurs, sur ce promontoire rocheux limitant au sud la baie de Naples.

Sur la plage de Positano, on se croirait sur la scène d’un théâtre. La mer serait l’objet du spectacle, les maisons, les terrasses, étagées sur les hauteurs environnantes, les loges des spectateurs.

On n’arrive pas à Positano par hasard. Que l’on vienne de l’est, de Salerno, en passant par Amalfi et Praiano, ou du nord, de Naples, après avoir fait étape à Sorrente, il aura fallu affronter le ruban infini et sinueux sur lequel, lorsqu’il n’est pas bloqué par un excès de circulation, les chauffeurs de bus se prennent pour des pilotes de rallye.

C’est le célèbre « Nastro Azzurro » , le ruban bleu, l’une des routes les plus belles du monde, construite entre 1832 et 1835. Une route étroite, on s’y croise parfois difficilement, vertigineuse, et dont la voie de circulation dominant la mer ne repose même pas sur le sol, suspendue pendant des kilomètres au-dessus du vide par des prodiges de construction. C’est dire si la vue y est impressionnante, vertigineuse, changeante à chaque virage.

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Positano, cachée dans un repli de la montagne, n’apparaît qu’au dernier moment, quand on commençait à ne plus y croire.

Le bus vous laisse au bord de la route, en hauteur. Il faudra parcourir à pied, sac au dos ou valise à la main, les quelques centaines de mètres, de rues en pente, de ruelles tortueuses et d’innombrables escaliers, qui vous permettront de rejoindre le centre du village.

De la Spiaggia Grande, la grande plage de Positano, le village apparaît dans sa splendeur baroque où se mêlent les styles apportés au fil des siècles par les navigateurs-commerçants Maures ou Byzantins.

A gauche, pointue comme une pyramide s’élevant vers le ciel, une véritable et étonnante accumulation de maisons aux couleurs multiples.

En face, le cœur du village, plus bas et plus étiré, avec en son centre la majestueuse coupole aux tuiles vertes et jaunes, de l’église Santa Maria Assunta, construite dans les années 1920 sur l’emplacement d’un temple Byzantin du 13e siècle.

A droite, les plages, plus petites, de Laurito, de San Pietro, d’Arienzo, de Fiumicello, de La Porta et de Torre Sponda, dominées par une végétation luxuriante.

Et derrière vous, au coeur du bleu intense de la Méditerranée, les trois îlots rocheux de Gallo Lungo, de la Rotonda et des Briganti.

Les Romains, qui déjà avaient fait de cet endroit de la Costiera Amalfitana un lieu de villégiature réputé et en appréciaient la douceur hivernale et les étés rafraîchis par la brise marine, racontaient qu’il avait été créé par Neptune, par amour pour une nymphe…

Déjà prospéraient la vigne, l’olivier et les arbres fruitiers qui font encore partie aujourd’hui, avec le tourisme, la pêche et l’artisanat de la céramique, de l’économie de Positano .

La ville telle que nous l’admirons aujourd’hui, apparut dans le courant du Moyen Age, autour d’une abbaye bénédictine préexistante. Féodale, puis autonome, Positano fut la rivale de sa voisine, la République d’Amalfi pour la domination sur le commerce maritime de la mer Tyrrhénienne.

Vinrent ensuite les siècles de domination, celle des Normands, celle des germaniques Souabes, celle des Angevins, puis des Bourbons au 18e siècle. Avec le 19e siècle, et le Royaume des Deux-Siciles (1816-1861) Positano reprit sa position de poste commercial majeur.

A cette époque sa réputation en tant que paradis touristique commença à croître et la ville commença à attirer les artistes, peintres, poètes, écrivains, danseurs et musiciens des quatre coins du monde.

A savoir

  • Positano et l’ensemble de la Costiera Amalfitana sont très visités l’été. Le début du printemps est la saison idéale pour un séjour.
  • La route d’accès est encombrée, parfois bouchée, et il est tout simplement impossible d’y trouver un stationnement, autre que celui qui pourrait être fourni par votre hôtel.
  • Un service d’autobus géré par la SITA part de Salerno ou de Sorrento, deux villes accessibles depuis Naples par train. Pour le plaisir du voyage, faites en sorte d’avoir une place côté mer, donc à droite à partir de Sorrento, à gauche en venant de Salerno.
  • Attention, en pleine saison les bus sont très vite complets. Les derniers arrivants voyagent debout.
  • Pour ceux qui rentrent à Naples le soir même, prévoyez une marge de temps suffisante, il peut être nécessaire de laisser passer deux ou trois bus complets avant de trouver une place disponible.
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