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La Rome du 21e Siècle

La Rome du 21e Siècle
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Durant la seconde moitié du 20e siècle, les pays européens ont connu, par suite des changements politiques mondiaux, une frénésie de la construction qui a modifié notamment leurs capitales.

En ce qui concerne Rome (presque trois millions d’habitants) qui connaît la croissance économique comme les autres grandes villes européennes, un fait supplémentaire lui est bénéfique. Elle possède en effet un statut particulier, étant la ville de la ratification du traité de Rome, de 1957, sur l’Europe.

Les effets de ce traité européen sont très positifs. Le nombre des touristes et des pèlerins qui la visitent, chaque année, atteint maintenant six millions.

Le jubilé (année sainte) de l’an 2000 a eu pour heureuse conséquence d’impliquer financièrement l’Europe, même si les spéculations forcenées de l’après-guerre ont transformé les banlieues, en dédales de canyons bétonnés.

On peut citer la rénovation coûteuse du palais Farnèse, siège de l’ambassade de France, la villa Médicis et ses jardins, siège de l’Académie des Arts de Rome, sont consacrés à des expositions et sont ouverts exceptionnellement aux promeneurs.

Tout le quartier de la villa Borghèse et de son parc est un « Parco dei Musei » (parc des musées) qui offre des plaisirs artistiques exceptionnels, notamment à la Galerie Borghèse, rénovée à grands frais.

Les espaces verts ont été agrandis par l’action « Roma Verde » de l’ancien maire Francesco Rutelli, qui est urbaniste et défenseur de l’environnement. Ils atteignent 8.400 hectares et sont dotés de pistes cyclables, de parcours de jogging.

Une centaine de places du centre historique et de la banlieue périphérique a été rénovée, dans le sens de l’histoire, par l’action de Francesco Rutelli. C’est le programme « cento Piazze« .

La place du Panthéon et bien d’autres ont retrouvé leur pavés d’origine. L’utilisation des machines sableuses a restitué les couleurs d’origine des façades de Saint-Pierre et des musées du Capitole.

Un grand projet, l’Auditorium de musique, par Renzo Piano a vu le jour au Parco della Musica, au Centre de Congrès, au nord de la ville. Il a été inauguré en 2002. Il est proche du stade Flaminio et du village olympique de 1960.

C’est une des rares réalisations de l’architecture moderne dans la ville.

Le Stade olympique, au pied du monte Mario a supplanté le state Flaminio mussolinien. Il a pu être inauguré pour les Jeux Olympiques. Son élégante toiture date de la coupe du monde de football de 1990.

 

chiesa_giubileoL’église du Jubilé (chiesa del Giubileo) de l’architecte Richard Meier a ouvert ses portes en l’an 2000.

Les Romains éprouvent une grande satisfaction devant les performances de restauration et de construction. Le réseau téléphonique fonctionne bien. L’ouverture de l’une des nouvelles stations de métro, qui dessert le Vatican a facilité les déplacements, ainsi que l’accroissement du nombre des tramways et des autobus.

L’Etat du Vatican a fait construire un parking de six étages, avec une galerie commerciale.

Depuis 2000 est ouvert au public le passetto souterrain qui permet d’aller de Saint-Pierre au château Saint-Ange, comme au temps des papes qui s’y réfugiaient en cas de danger.

La Ville éternelle a un vrai talent pour l’hédonisme. Elle sait garder une atmosphère provinciale et dégager une convaincante sérénité.

Les Italiens profitent avant tout du charme de leurs places, des ombrages généreux de leurs magnifiques parcs, de la douceur du temps souvent ensoleillé; bien des plaisirs sont à proximité : les bains de mer sur la côte tyrrhénienne, le nautisme au lac Bracciano, les séjours à la campagne qui sont rituels en Ombrie.