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La Sicile, un survol géographique

La Sicile, un survol géographique

La Sicile est la plus grande île de la Méditerranée (25.700 km²). Ses montagnes septentrionales sont le prolongement des Apennins, qui divisent la péninsule italienne. La chaîne des Monts Péloritains, près de Messine, se prolonge par les monts Nebrodi et Madonie, en direction de l’ouest.

A l’extrémité nord-ouest de l’île, près de Trapani (l’Erix des anciens) se dresse dans la solitude le monte San Giuliano, massif en forme de pyramide, haut de 751 mètres. Sur son sommet s’accroche la petite ville fortifiée d’Erice.

Au sud-est de la chaîne des Madonies se trouvent les monts Erei et les monts Iblei, qui vont mourir en direction du sud sur la côte de l’île.

En Sicile au nord de Catane, se trouve le plus grand volcan européen, l’Etna, culminant à 3.350 mètres.

La grande île, de forme triangulaire avec ses trois côtes donnant sur la mer Tyrrhénienne au nord, Ionienne à l’est et Méditerranée au sud, est entourée de nombreuses petites îles formant des archipels : les Lipari où se trouve un autre volcan en activité, le Stromboli, au nord du golfe de Patti, et les Egades (Egadi en italien), à l’ouest de Trapani.

Cefalù, sur la côte nord

Cefalù, sur la côte nord

La Sicile compte un peu plus de 5 millions d’habitants, pour une densité de près de 200 habitants/km², similaire à celle de l’Italie continentale. Les Siciliens, exubérants et chaleureux, réunissent en eux les particularités de tous les peuples qui, depuis l’antiquité, se sont succédés sur cette terre : dans l’ordre chronologique les Sicanes, les Sicules les Grecs (qui affluèrent vers les 7e et 6e siècles avant J.-C. et qui importèrent largement leur civilisation) les Romains, les Vandales, les Ostrogoths, les Byzantins, jusqu’aux arabes et aux Sarrasins, qui y exercèrent une grande influence. La Sicile subit ensuite la domination des Normands, des Aragonais, des rois d’Espagne et des Bourbons.

L’Expédition des « Mille » de Garibaldi réunit finalement la Sicile à l’Italie en 1860.

La grande île a toujours été une des régions les plus riches d’Italie au point de vue agricole. Elle se distingue surtout par sa production d’agrumes (oranges, citrons, mandarines, etc.) que l’on trouve spécialement le long de la côte septentrionale et orientale. Au sud-est de l’île, le paysage côtier ne présente qu’un seul et immense jardin d’agrumes.

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Cultures

La culture des agrumes exigeant de grandes quantités d’eau est principalement développée dans les régions côtières, plus humides que l’intérieur.

Les vignobles sont aussi très étendus. Les autres fruits, amandes, pistaches, figues, figues de barbarie sont eux aussi une des merveilles de la Sicile.

La mer fournit une grande quantité de poisson et de crustacés de toutes sortes : thons, espadons, langoustes…

Les industries sont encore relativement limitées. Les activités se concentrent traditionnellement autour des carrières de soufre et d’asphalte, qui alimentent un important trafic.

De toutes les îles de la Méditerranée, la Sicile est peut-être la plus belle et certainement la plus riche. Elle est la plus intéressante par ses monuments anciens, disséminés sur tout son territoire.

Un village perché, au centre de la Sicile

Un village perché, au centre de la Sicile

Sur cette terre où le soleil darde ses rayons fulgurants, on trouve encore aujourd’hui des restes de temples et de théâtres de l’époque grecque, des églises et des monuments qui remontent à la domination arabe, normande et espagnole.

Ses vestiges anciens et son climat, font de la Sicile un séjour de premier ordre. Les artistes, les poètes et tous ceux qui simplement aiment la nature et l’art, trouvent en Sicile un suprême plaisir. Le climat n’y est intolérable que pendant quelques mois d’été. En hiver et au printemps, bien peu d’autres contrées d’Europe peuvent rivaliser avec la Sicile.

La Vallée des temples à Agrigente

La Vallée des temples à Agrigente

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