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La Via Appia Antica

La Via Appia Antica

La voie Appia construite par Appuis Claudius, en 312 avant J.-C. a été l’une des routes les plus importantes et les mieux préservées du réseau romain, dans l’Antiquité.

C’est la première des voies pavées, cernée d’un talus avec pierres de bordure, une construction primordiale aux échanges commerciaux. La circulation des marchandises pour le ravitaillement de Rome concernait des provinces entières.

Les légionnaires romains, employés à des travaux de service général, lorsqu’ils n’étaient pas au combat, la construisirent à travers le pays.

Elle devint la principale voie reliant Rome à Padoue et au port militaire de Brendisi (Brendisium) en Calabre, où avait lieu l’embarquement des armées pour la Grèce et l’Orient.

La voie était utilisée par tous les temps, principalement pour le service des postes qui assurait sa mission en 14 jours au plus.

La via était pavée de gros blocs de basalte, à base conique, implantés solidement dans le terrain. Sa surface accusait une légère convexité en son milieu pour faciliter l’écoulement des eaux de pluie.

Deux fossés, de part et d’autre, délimitaient la largeur de l’espace de circulation permettant le croisement de deux véhicules, sur quatre mètres.

Elle était bordée de chemins de terre qu’empruntaient les cavaliers, les marchands de petit commerce et ceux qui allaient à pied.

Les voyageurs utilisaient beaucoup le cisium, un cabriolet à deux roues. Les femmes préféraient la litière (lectica)ou la chaise à porteur (sella). Les personnes qui avaient un passeport diplomatique, en plaque de bronze ou en parchemin, avaient la gratuité des voitures. Cet avantage dura jusqu’à la fin de l’Empire, au 5e siècle.

Les hommes d’affaires, les hommes d’Etat, étaient escortés militairement.

Les marchandises lourdes transitaient sur charrois à quatre roues, attelés de boeufs.

Les chariots-citernes à quatre roues étaient attelés de deux ou quatre chevaux. Le cursus publicus (la poste impériale) utilisait la raedea, gros transporteur à huit chevaux ou mules.

Un réseau équipé de relais tous les 10 ou 15 milles (un mille égalait 1.478 mètres) permettait de faire halte pour changer les chevaux; on pouvait dormir sur place (dormitorium) et se restaurer. Dans des auberges alentour (tabernae) on pouvait également séjourner et prendre ses repas. Les aliments étaient servis sur des tranches de pain rôties ou dans les creux taillés sur les plateaux des tables. Les pâtes étaient à la base d’une centaine de plats.

La voie Appia, dès la sortie de Rome, à la porte San Sebastiano fut bordée de monuments funéraires qui sont les plus anciens. Elle a été très tôt considérée comme un site privilégié, à ce titre.

Selon les rites d’ensevelissement ou de crémation, les tombeaux ont eu des formes différentes : souterraines, comme les colombariums, les catacombes de San Callisto, ou extérieures, en monument évoquant des petits temples.

De grands mausolées, comme celui de Cecilia Metella ont été construits par des familles patriciennes, ou encore celui de Romulus (309) et le Casal Rotondo qui est le plus ample.

De nos jours la via Appia voit encore passer des pèlerinages. Non loin se trouvent les ruines de la villa de l’Empereur Maxence (306-313). Les ruines de son cirque sont visibles (elles ont 518 mètres de long), ainsi que les ruines de l’aqueduc Aqua Marcia.

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