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Turin – Deux mille ans d’Histoire
Turin - Place Vittorio Veneto

Turin – Deux mille ans d’Histoire

D’origine ligure, pour certains celtique pour d’autres, Turin est l’authentique Taurisia, habitée au début de son histoire par les antiques tribus Taurisci.

Ceux ci s’opposèrent longtemps aux Romains, dont ils devinrent par la suite d’excellents alliés.

Taurisia prise en 217 avant J.-C par Hannibal et son armée d’éléphants , fut saccagée et détruite.

Jules César donna au petit centre le nom de Julia Taurinorum, nom transformé par Auguste en Augusta Taurinorum. De cette époque date la Porta Palatina, que l’on peut encore voir à quelques pas de la Place de la République. Après la chute de l’Empire Romain d’Occident (476), Turin tomba sous la domination des Hérules, des Goths, des Lombards et des Francs. Sous les Lombards elle fut érigée en duché, et sous les Francs, en comité ou comté.

Adélaide de Suse

La Maison de Savoie
Adélaide de Suse
(1020-1094) resta seule héritière du comté au cours de la première moitié du 11e siècle et en 1045, elle épousa Othon, comte de Savoie, descendant d’Humbert Biancamano, premier comte de cette région. De leur union, l’un étant héritier des comtes de Turin, l’autre des comtes de Savoie – naquit la dynastie des « Savoia« , ou Maison de Savoie.

De 1091 à 1130, la commune gouverna la ville, mais en 1130 Amédée III reprit le titre de Comte de Turin. Puis Thomas II fut renversé par les citadins et la commune fut rétablie, mais la ville devint bientôt la proie des régions voisines. C’est en 1280 que les « Savoia » revinrent au pouvoir. Les princes d’Acaja, branche de la maison, s’y succédèrent jusqu’en 1418, année où Amédée VIII, premier duc de Savoie, réunit tous les domaines des deux versants des Alpes.

La période française
Sous Charles III se Savoie, en 1536, Turin fut incorporée à la France par François Ier. Cette domination dura jusqu’en 1562. C’est la victoire d’Emmanuel-Philibert à Saint-Quentin, qui rendit le pouvoir à la maison de Savoie. La cour fut installée dans la cité. Au cours de son histoire Turin eut à subir de terribles sièges. Le premier datant de 1640, fut effectué par les Français qui soutenaient Christine de France et combattaient les Espagnols qui, au contraire, prenaient parti pour les beaux-frères de Christine, le prince Thomas et le cardinal Maurice.

Le Palazzo Reale

Le Palazzo Reale

Le siège prit fin le 20 septembre 1640 avec la défaite du prince, après cinq mois de résistance.

Un second siège mémorable fut celui de 1706 pendant la guerre de Succession d’Espagne, quand Victor-Amédée II, premier roi de Sardaigne, s’allia à l’Autriche contre la France et l’Espagne.

Pietro Micca

Pietro Micca

Pendant ce siège, Pietro Micca, mineur de Biella, fit preuve d’héroïsme : il fit le sacrifice de sa vie en mettant le feu aux mines placées sous la citadelle pour empêcher l’entrée des envahisseurs. Les Français furent vaincus le 7 septembre au cours d’une bataille qui se déroula près de la Madonna di Campagna. Sous la domination de la première République française la cité fut l’objet de changements très importants.

Occupée par les Français en 1798, elle passa aux Austro-Russes en 1799, puis revint au pouvoir des Français; après la victoire de Marengo elle fut réunie à la France, en 1802 et devint chef-lieu du département du Pô.

La Restauration de 1814 mit fin à la domination française et le 20 mai de la même année, Victor- Emmanuel 1er entrait à Turin. La maison de Savoie qui avait abandonné le pouvoir (Charles-Emmanuel IV) depuis 1798, le reprenait.

 

 

L’Unité italienne
Entre temps le mouvement tendant à réaliser l’unité italienne couvait; les émeutes de 1821 constituèrent le signe le plus significatif des aspirations italiennes.

De 1821 à 1848 le nombre des fervents de la cause de l’Italie alla croissant dans la cité jusqu’au 4 mars 1848 où Charles Albert promulgua la constitution du royaume; le 23 du même mois, il déclarait solennellement la guerre pour l’indépendance de l’Italie.

De 1849 à 1861, c’est la première phase du « Risorgimento« . Tous les regards de l’Italie sont tournés vers le Piémont, où Victor-Emmanuel II et Camillo Cavour représentent le foyer de l’action patriotique.

torino

Première capitale de l’italie
En avril 1859 commence la lutte des Franco-Piémontais contre les Autrichiens, qui sont battus à Magenta. Turin reste la capitale de l’Italie de 1861 à 1864, remplacée en  1865 par Florence, puis finalement par Rome en 1870.

Par la suite, malgré les vicissitudes de l’histoire du pays, la cité a su devenir une importante agglomération industrielle où d’innombrables établissements constituent un patrimoine important de l’économie générale. Depuis 1899, la ville est le siège du constructeur automobile Fiat.

La rapide industrialisation de Turin généra un afflux d’immigration provenant du sud de l’Italie au cours des années 1950, portant alors la population de la ville à plus d’un million d’habitants.

 

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