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La Venaria Reale, pavillon de chasse et résidence royale…

La Venaria Reale, pavillon de chasse et résidence royale…

Construit au cours des 17e et 18e siècles le palais baroque de Venaria Reale, proche de Turin, est l’un des plus beaux maillons de cet ensemble monumental connu sous le nom des Résidences de Savoie, inscrit au Patrimoine mondial depuis 1997.

Lorsqu’en 1562 le Duc de Savoie Emmanuel-Philibert établit sa capitale à Turin, il envisage un ensemble de constructions dont la réalisation, confiée aux plus grands architectes et artistes de l’époque, allait s’étendre sur non moins de deux siècles. Palais royaux, résidences de campagne, pavillons de chasse, un patrimoine aussi vaste que brillant, destiné à mettre en lumière la puissance de la Maison de Savoie.

C’est le petit-fils d’Emmanuel-Philibert, Charles-Emmanuel II de Savoie (1634-1675) qui entreprit, pour en faire une résidence secondaire dédiée à ses parties de chasse au cerf au pied des Alpes piémontaises, la construction de cet ensemble monumental. Comparable dans son style au château de Versailles, ou à celui de Caserta, dans la région de Naples, cette résidence, l’une des plus vastes résidences royales au monde, était destinée à célébrer la magnificence de son propriétaire, le Duc de Savoie, Prince du Piémont.

Le projet prend naissance en 1658. Il est confié à l’architecte turinois Amedeo di Castellamonte. Entreprise de grande envergure, elle aboutira, au terme des multiples ajouts et aménagements à une construction d’une surface totale de 80 000 m², entourée de 60 hectares de parcs et jardins.

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Chef d’oeuvre en péril

Délaissée par les monarques au fil du temps, la Vénaria Reale fut transformée en caserne sous la domination napoléonienne au tout début du 19e siècle, occupée par périodes par l’armée italienne jusqu’en 1978, puis finalement rachetée par le « Ministère des biens culturels » . Les biens mobiliers et les oeuvres d’art avaient été dispersés au cours de l’histoire. L’ensemble s’était dégradé. Certaines pièces servaient d’entrepôts : vieux meubles, outils, tonneaux s’y accumulèrent. Murs, plafonds, décorations, fresques et stucs, non entretenus, eurent à subir les outrages du temps.
Un vaste ensemble de travaux, délicats et coûteux fut entrepris au moyen de fonds européens et s’étendit sur une période de huit ans, jusqu’en 2007, date à laquelle le palais rouvrît ses portes au public.

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Le Palais
Visiter la Venaria Reale offre une plongée dans l’histoire et l’architecture de l’Italie du Nord au 17e siècle. Salon de Diane, Grande Galerie, Chapelle Saint Hubert (patron des chasseurs)…
La visite commence par un long parcours à travers les sous-sols. Y sont évoquées avec des moyens modernes l’histoire des lieux, les étapes de la création du palais, la succession des princes de Savoie qui l’occupèrent, la vie à la cour, mais aussi le quotidien de l’innombrable petit peuple laborieux, cuisiniers, femmes de chambres, jardiniers, techniciens, musiciens… qui actionnait les rouages de cet immense et luxueux paquebot. Conçue par le réalisateur et plasticien britannique Peter Greenaway, une installation vidéo aux techniques très diversifiées, intitulée « Repeupler le palais »s’étend sur huit salles et offre une fantastique plongée dans ce grand monde de la cour et dans ses coulisses.
La visite se poursuit au rez-de-chaussée, le « Piano nobile », où vivent les maîtres des lieux entourés de la noblesse. Une grande promenade à la cour dans laquelle le visiteur se déplace à sa guise dans les pièces du palais, libre d’en admirer les plus belles perspectives et les décors baroques.

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Les jardins

Les jardins eurent à souffrir de la présence militaire française, lorsqu’ils furent transformés en terrain d’entrainement militaire. Des jardins d’origine il ne reste rien. Leur rénovation a tenu compte des grandes lignes et des longues perspectives qui s’étendent des fenêtres du palais jusqu’à la grande pièce d’eau tout en longueur dominée, dans le lointain, par les reliefs des alpes piémontoises. Roseraie, bouquets d’arbres, potager royal, grandes pelouses, terrasses, grands parterres de fleurs, allées de gravier bordées de bancs en bois pour le repos du visiteur… L’ensemble classique est ponctué d’un ensemble d’oeuvres sculpturales modernes.

 

Le bourg de Venaria Reale
Le palais fut construit à l’emplacement de deux villages préexistants, 
Altessano Superiore et Altessano Inferiore, qui constituent désormais le bourg, rebaptisé, de Venaria Reale. Le centre historique de la ville, dit « Borgo antico »est un prolongement urbanistique, conçu entre 1667 et 1690, de l’ensemble architectural que constitue le palais. L’artère principale, la Via Mensa, bordée de boutiques et de terrasses de restaurants, offre une belle perspective sur la cour d’honneur du palais. Elle s’enfle en son milieu pour donner naissance à la Piazza dell’Annunziata, place pavée, décor de théâtre bordé par l’église de la Nativité et par l’hôpital civil.

Visiter la Venaria Reale
La « Reggia di Venaria Reale » se trouve dans le Piémont, à moins de 10 kilomètres du centre de Turin, dans le petite ville de Venaria Reale.
En voiture, prendre la « Tengenziale » (périphérique) de Turin Nord, jusqu’à la sortie Venaria ou Savonera-Venaria.
On se procure les billets aux caisses situées à l’extérieur du palais, face à l’entrée donnant sur la « cour d’honneur » et permettant d’accéder aux jardins.
Le plein tarif est de 25 € par personne pour la visite du palais et des jardins, et de 10 € entre 6 et 21 ans.

 

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