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Basilique Saint Marc – L’Intérieur

Basilique Saint Marc – L’Intérieur

Après avoir admiré la façade de l’ « Eglise d’Or » , lumineuse au soleil de la fin d’après-midi, pénétrons enfin dans la basilique.

On y ressent immédiatement une profonde émotion tant le décor à nul autre pareil procure l’éblouissement et le choc esthétique. Le précieux manteau de mosaïque lui vaut d’être appelée l’Eglise d’Or.

Les visiteurs semblent stupéfaits. L’atmosphère dorée, la lumière irradiante font penser à un Orient fabuleux. Les merveilleuses proportions des voûtes sont admirables.

Les cinq coupoles à pendentifs, les quatre mille mètres carrés de mosaïques d’or, les marqueteries de marbre sur les sols, les centaines de colonnes polychromes, tout concourt à une originalité qu’il faut bien qualifier de vénitienne.

Les mosaïques, seules, qui ont été exécutées sur des centaines d’années, offrent un programme décoratif sans équivalent : l’Ancien et le Nouveau Testament, un monument d’Histoire Sainte, proposé aux yeux éblouis des visiteurs.

Comme dans toutes les églises byzantines une iconostase sépare la nef du maître-autel. L’ouvrage est animé de marbres polychromes.

La grande croix a été placée au centre de la colonnade en 1393 en même temps que les statues sculptées par Jacobello et Paolo dalle Masegne, chefs d’œuvre du gothique vénitien.

 

Il faut impérativement voir

  • Le Baptistère. Les fonds baptismaux ont été dessinés par Sansovino (1545). Le couvercle est en bronze orné d’un bas relief ayant trait à la vie de Saint Jean Baptiste.
  • La chapelle du Cardinal Zen. La voûte illustre l’enfance du Christ. On y voit aussi la danse de Salomé devant Herode, et le Doge Dandolo agenouillé.
  • Le Trésor, où l’on peut découvrir certains objets rapportés de la prise de Constantinople en 1204 : le retable d’albâtre, le reliquaire du Saint Sang du Christ, des icônes, des coupes précieuses, des chandeliers, des coffres, et l’ »ortophoron », coffret d’argent du 11e siècle.
  • Le maître-autel, sous lequel se trouve le corps de Saint-Marc, surmonté de quatre colonnes d’albâtre.
  • La Pala d’Oro, somptueux retable d’or, l’un des plus riches travaux d’orfèvrerie gothique qui soient au monde et peut être le plus grand : 3, 48 m sur 1, 40 m. Y sont enchâssés 1300 perles, 80 émaux, 300 émeraudes, 300 saphirs, 75 rubis, de toutes origines. Il a été remodelé par Boninsegna, vers 1345, dans un prestigieux encadrement d’argent doré.
  • Le retable, qui comprend, au centre supérieur, l’archange Michel, au rectangle central le Christ en trône, entouré des quatre Evangélistes et un développement de six Apôtres de chaque côté.
  • Sur la partie inférieure, les douze Prophètes de part et d’autre de la Vierge. Les épisodes de la vie de Saint-Marc, sur émaux, figurent sur les deux côtés verticaux.
  • On accède au musée Marciano par l’escalier du portail central, pour arriver aux galeries, voir de près les mosaïques et passer sur la terrasse où la Piazza peut être admirée dans sa prestigieuse géométrie.


L’histoire du Quadrige

Il faut citer d’abord le célébrissime quadrige de chevaux de bronze doré, rapporté de l’hyppodrome de Byzance, œuvre grecque de l’époque d’Alexandre le Grand, prise de guerre fabuleuse, car il est le seul quadrige de l’antiquité qui soit encore visible de nos jours.

Partie du butin récolté au cours de la Quatrième Croisade, le Quadrige fut envoyé à Venise par le Doge Dandolo en 1204.

En 1254, il fut placé sur la terrasse de la façade, où il est resté pendant plus de 500 ans.

Mais en 1798, la ville de Paris s’est trouvée pouvoir les posséder. Les armées françaises conduites par le jeune général Bonaparte s’en emparèrent pendant l’occupation de l’Italie du Nord.

Dans la capitale française les quatre chevaux furent placés sur l’arc de triomphe du Carroussel, où ils dominèrent  les Tuileries, jusqu’à la destitution de Napoléon 1er, en 1815.

Rendu à Venise, le quadrige a repris sa place au centre de la terrasse, face à la Piazza San Marco. Pour presque 160 ans encore, offert à l’admiration de millions de visiteurs.

Le gouvernement italien a eu la sagesse de le soustraire finalement aux méfaits de la pollution.

Après voir été restauré, le quadrige a été placé en 1982 au Musée de la Basilique, dans les parties hautes.

Une copie parfaite du quadrige se trouve au même endroit, sur la terrasse, au-dessous du magnifique couronnement de la façade.

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