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Le quartier du Castello

Le quartier du Castello

Ce quartier fut, au moyen Age, dénommé Olivolo par référence probable à une grande oliveraie en exploitation à l’époque.

Le nom actuel de Castello rappelle qu’une ancienne forteresse était sur la petite île de San Pietro et a disparu. C’est le plus grand des six quartiers, étiré vers l’est et développé jusqu’aux environs immédiats de San Marco, à l’ouest.

Il a gardé l’empreinte des ateliers du chantier naval de l’Arsenal et de ses maisons ouvrières où logeaient les Arsenalotti. Les bâtiments y sont sans faste. On n’y voit pas de palais, mais des maisons dont certaines sont très modernes, dans un univers verdoyant.

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On peut y habiter au rez -de-chaussée, alors que dans les autres quartiers, ce sont les boutiques qui occupent l’espace : légèrement en hauteur, le sol du Castello est abrité des hautes eaux (aqua alta). Aussi les chaises et les tables peuvent-elles rester dehors.

Des chaises encore occupées dans un passé trés récent par les dentellières, par les pêcheurs qui réparent leurs filets et par les joueurs de cartes, jusqu’au coucher du soleil.

On prenait alors les repas dehors, toutes familles confondues, pêcheurs, ouvriers, artisans. Tout le monde se connaissait et connaissait la vie des voisins. Les habitants s’éloignaient peu de leur Castello, excepté le dimanche, pour se rendre en promenade jusqu’à la Piazza.

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Les Jardins de la Biennale
En traversant la viale Garibaldi pour atteindre l’entrée des Jardins Publics (Giardini Publici) qui accueillent tous les deux ans, depuis 1895, les oeuvres des artistes italiens et étrangers.

Dès 1910, la Biennale s’est ouverte à l’Art Moderne.

Cézanne y exposa en 1920, Degas en 1924. C’est une manifestation artistique unique qui réunit tous les grands noms de la peinture mondiale.

Les espaces verts ont été créés en 1810 à la demande de Napoléon 1er et ont été amenagés sur les marécages asséchés en éliminant plusieurs églises et couvents, ainsi qu’un hôpital.

Une grande partie des seuls espaces verts de la ville est occupée par les pavillons de chacun des pays exposants. La visite est une très intéressante étude de l’Architecture internationale.

Au bout des jardins, un pont conduit à l’île Santa Helena. L’église possède une représentation magistrale d’un suppliant par Antoine Rizzo.

Le Castello est un quartier si vaste, et le lacis des ruelles est si dense, que l’on ne peut suggérer un parcours plutôt qu’un autre. Il faut s’y promener en essayant de ne pas se perdre « dans les coins de cet échiquier rusé« .

Il est préférable de laisser guider ses pas selon l’humeur, le temps dont on dispose, le degré de fatigue que l’on ressent, sans jamais renoncer à la curiosité qui est toujours récompensée dans cette merveilleuse cité.

 

Suite : Le Sud du Castello

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