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San Marco et les Mercerie

San Marco et les Mercerie

Le quartier San Marco détient les édifices prestigieux qui font des visiteurs férus d’art et d’histoire les amoureux inconditionnels de ce passionnant « sestiere ».

Les admirateurs de cette cité unique, qui disposent de peu de temps, ne quitteront peut être pas le coeur de la ville, hypnotisés par la magnificence architecturale et ne pourront s’éloigner du Palais ducal, de la Basilique, de la Piazza, de l’alignement des Procuraties, de la bibliothèque Marciana, du musée Correr… sans un pincement au coeur.

Pourtant ce quartier favori des Dieux, le plus fréquenté de Venise, possède d’autres merveilles, d’autres secrets, des monuments signés des plus grands artistes, des églises aux nombreux trésors, des théâtres, des palais touchant à l’histoire des grandes familles patriciennes.

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Il n’est plus le centre politique de l’ancienne Sérénissime. Les commerces les plus importants s’y sont développés et notamment le commerce des produits de luxe et de bijoux.
Les hôtels les plus élégants, les boutiques les plus raffinées, attirent une foule dense, polyglotte et colorée de visiteurs italiens et étrangers. Il faut leur souhaiter de connaître, au nord et à l’ouest du coeur de Venise, les délices et les enchantements du lèche-vitrine, les envies, les rêves secrets…

Les Mercerie
C’est ici le centre du négoce de la mode italienne et internationale, des soieries, broderies, verreries, joailleries, confiseries et souvenirs en tous genre.

Avant même d’aborder les Mercerie, on peut quitter la Piazza par le nord, pour une première curiosité : le Bacino Orseolo (le bassin), l’une des huit stations de départ des gondoles.

On y assiste aux manoeuvres habiles des gondoliers pour s’approcher du quai, embarquer les touristes, six au maximum, et se faufiler dans un espace fort encombré, pour repartir sur un fragile esquif de onze mètres de long.

Revenons vers la Piazza pour nous rendre sous la Tour de l’Horloge, début de notre promenade.

L’église San Zulian
Dès que l’on passera sous l’horloge de Codussi (1496-1499) on s’engouffrera dans les célèbres Mercerie, suite de ruelles luxueuses qui serpentent comme le cours d’une rivière sinueuse.

La Merceria dell’ Orologio, qui en est le début, conduit au minuscule campiello de l’église San Zulian dont la façade porte la statue du bienfaiteur, le docteur Rangon, qui en avait financé la restauration

La Merceria de San Zulian vient ensuite et va jusqu’au Pont dei Bareteri, puis la Merceria del Capitello et enfin la Merceria di San Salvador. Vous n’y verrez que boutiques aux vitrines prometteuses.

L’Eglise San Salvador
En passant sous le sotoportego delle Acque, on pourra longer le canal, pour quelques minutes, par un petit détour qui conduira de toute manière à la belle église San Salvador, sur le campo où les rues se rejoignent.

Son architecture (1507-1534) s’inspire largement des formes traditionnelles de la Renaissance à Venise.

Spavento et Lombardo ont choisi un plan en croix surmonté de trois coupoles principales alignées au-dessus de la nef, reposant chacune sur quatre piliers garnis de pilastres.

Sur le maître-autel se trouve la Transfiguration du Titien qui occulte un précieux retable d’argent recouvert de dorures du 14e siècle, que l’on dévoile aux fidèles à l’occasion de certaines fêtes comme le 15 août.

Du Titien également, une Annonciation, de quatre mêtres de haut, présentée comme une vision, l’Archange Gabriel faisant sa révélation à la Vierge dans une grande nuée d’innombrables angelots, avec allusion à l’Ancien Testament et au buisson ardent.

L’édifice funéraire le plus somptueux de l’église, dû à Sansovino, est celui du Doge Francesco Venier.

Les marbres de plusieurs couleurs en accentuent la préciosité.

La reine de Chypre, Caterina Cornaro a également sa sépulture, transférée à l’église à la fin du 16e siècle.

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