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A Pise, il n’y a pas que la Tour… (2)
Piazza dei Cavalieri

A Pise, il n’y a pas que la Tour… (2)

Et nous voici maintenant au cœur historique de Pise, pour la suite de notre découverte.

Lire la première partie : A Pise, il n’y a pas que la Tour… (1)

Piazza dei Cavalieri
Quatre à cinq minutes de marche vers le nord, nous voici sur la Piazza dei Cavalieri, cœur historique et plus belle place de la ville, qui fut le théâtre d’importants événements historiques, et qui a conservé son aspect du 17e siècle.

S’y dressent :

  • Le Palais de la Carovana, construit par l’architecte Vasari à partir de 1562, bâtiment à l’élégante façade, et au double escalier ajouté par la suite. C’est aujourd’hui le siège de l’Ecole Normale Supérieure de Pise. Devant le palais s’élève une statue de Cosme 1er de Médicis.
  • L’Eglise Santo Stefano dei Cavalieri, temple de l’ordre militaire et religieux des Chevaliers de Saint-Etienne, elle aussi œuvre de Vasari et dont la façade en marbre de Carrare fut dessinée par Giovanni de Médicis.
  • Le Palazzo della Canonica, à l’ouest de la place.
  • Le Palais de l’Horloge (Palazzo dell’Orologio), à l’étonnante façade incurvée de façon géométrique, rappelant que ce palais est constitué de l’assemblage de deux édifices préexistants. L’un de ces deux édifices était la « Torre della Fame »,  la tour de la faim, dans laquelle mourut en 1289 le comte Ugolino della Gherardesca, tyran de Pise, rusé et cruel, traître à la cause des « Gibelins » soutenue par Pise. Le poète Dante Alighieri cite ce personnage dans son œuvre et le place au plus profond de l’Enfer dans sa Divine Comédie. Et c’est sans doute des vers de Dante qu’est née la légende (non attestée)  selon laquelle, condamné à être enfermé sans nourriture dans la fameuse « tour de la faim » en compagnie de ses enfants et petits-enfants, il aurait dû les dévorer un à un jusqu’à, finalement, mourir de faim lui-même.


Sainte Catherine d’Alexandrie

A moins de 300 mètres vers l’est en quittant la place, on arrive sur un grand espace arboré, tout en longueur, la Place des Martyrs de la Liberté (Piazza Martiri della Liberta). Dans la partie nord de la place, l’église Santa Caterina d’Alessandria fut fondée par les Dominicains au 13e siècle. La façade, achevée dans la première moitié du 14e siècle, est décorée de marbres en bandes bicolores, d’arcades aux styles divers et de bustes de saints entourant la rosace.

Sainte Catherine d’Alexandrie

Sainte Catherine d’Alexandrie

En poursuivant vers le nord-ouest de la ville, on longera les murailles pour parvenir en à peine 5 minutes au Campo des Miracoli et à la Tour de Pise.


Le jardin botanique

La cité toscane possède aussi un célèbre jardin botanique datant du milieu du 16e siècle, et de ce fait le plus ancien jardin botanique du monde. (Entrée 2,5€).


Le mural de Keith Haring

Dans un tout autre style, à découvrir sur l’un des murs de l’église Sant’Antonio Abate, une œuvre de l’artiste américain Keith Haring, haute de 10 mètres et large de 18. Pour admirer cette œuvre moderne, il vous faudra retourner vers la petite église Santa Maria Della Spina en bordure du fleuve puis marcher sur environ 300 mètres vers le sud en direction de l’abbaye.

Lire l’article précédent : A Pise, il n’y a pas que la Tour… (1)
Lire aussi : La Tour de Pise et le Campo dei Miracoli

 

Le Lungarno

Le Lungarno

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