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L’Eglise neuve

L’Eglise neuve

A l’ouest de la piazza Navona, par la via del Governo Vecchio, vous irez sur une placette où se trouve la tour de l’horloge (orologio) qui adhère à un ensemble architectural comprenant la chiesa nuova et l’oratorio dei Filippini.

chiesa_nuova_2L’église neuve (chiesa nuova) date de la fin de la Renaissance. C’est une des plus grandes églises baroques de Rome.

C’est sur un édifice plus ancien, datant du 12e siècle, qu’elle fut construite par Matteo da città di Castello et terminé par Martino Longhi.

Elle fut le symbole des ambitions réformatrices qui devaient conduire le catholicisme à de nouvelles méthodes de prédications, de pèlerinages, de chants liturgiques, en langage populaire.

La congrégation de l’Oratoire, fondée par Saint Philippe Neri (1515-1594), marqua cette époque.

L’église fut consacrée en 1599.

Sa façade, à deux étages est ornée de pilastres et de corniches très en relief; elle est percée d’un portail encadré de colonnes. Fausto Rughesi ne la termina qu’en 1605.
A partir de 1640, l’intérieur assez simple a reçu une riche décoration du style baroque. La basilique est à trois nefs, elle est cruciforme, surmontée d’une puissante coupole.

chiesa_nuovaLe maître autel est orné de trois tableaux de Rubens, la Madone-aux-Anges, Saint-Domitille, Nérée et Achillée à droite, Saints Grégoire, Maurus et Papas à gauche.

Sur ces toiles le traitement de la lumière rappelle celui du Tintoret et du Caravage. Les postures des personnages sont maniéristes.

Les fresques de l’abside, de la coupole et de la nef sont du peintre-architecte Pierre de Cortone, éminent artiste du courant baroque à Rome.

Son style

anime ses compositions d’un mouvement dynamique, d’une foule de personnages, d’une profusion de couleurs et d’une belle luminosité des teintes.

Il a décoré la coupole d’une fresque représentant le paradis. Les pendentifs portent les quatre prophètes. Dieu reçoit les instruments de la Passion présentés par le Christ.

L’abside montre une fresque relative à l’Assomption de Marie.

 

chiesa_nuova_oratoireL’oratoire, sur la gauche de l’église, a été réalisé par Borromini.

On remarquera dans la cour, un curieux portique et, au dernier étage, une bibliothèque réalisée par borromini en 1581.

En sortant par la porte latérale, vous gagnerez la piazza di Pasquino où une statue à l’arrière du palais Braschi, a la réputation d’être « parlante » parce que, dès le 15e siècle, les romains protestataires y affichaient, sur son buste, des pamphlets hostiles au pape et aux puissants de la ville, du genre : «  nous voulons du pain, pas d’obélisques ni de fontaines« .

C’est une statue romaine, copie d’un original grec du IIIe siècle av.J.-C. de 1 m 92 de hauteur représentant le héros grec Ménélas.

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