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Les Catacombes de Rome
Entrée des Catacombes de San Sébastiano

Les Catacombes de Rome

Loin des oreilles païennes, ils prêchaient. Mais l’administration impériale voyait d’un mauvais oeil ces assemblées. Elle craignait une rébellion à l’autorité régnante. 

catacombes_2Aussi les catacombesanciennes carrières souterraines d’extraction de la pierre semblèrent pouvoir être le meilleur refuge des communautés pour la pratique des rites religieux, en toute paix et pour l’ensevelissement nécessaire de leurs morts, coutume venue d’Asie Mineure et de Syrie. La nouvelle religion interdisait l’incinération des corps à laquelle se soumettaient les Romains.

Le grand incendie qui ravagea en 64 après J.-C les deux tiers de la ville, sous l’empereur Néron, fut prétexte à anéantir les communautés secrètes. Des Chrétiens furent arrêtés et perdirent la vie aux jeux du cirque sous les huées du peuple qui approuvait leur supplice.

L’empereur Néron mit au point, lui-même, certaines tortures comme celle qui consistait à enduire de poix les persécutés et à les enflammer pour servir de torches pendant les courses de chars.

rome_catacombesAu IIe siècle, la nomination de Pie 1er vit l’institutionnalisation de l’Eglise et l’adoption du latin, langue du Latium, pour la célébration de l’eucharistie. Les Chrétiens étaient alors quinze mille environ.

L’empereur Septime Sévère (193-211) prit un décret de tolérance à l’égard de l’Eglise. Mais cinquante ans plus tard l’intolérance reparut et les persécutions cruelles conduisirent à la confiscation des biens de l’Eglise qui ne lui furent rendus que par l’empereur Galien (253-268). Il y avait alors trente mille croyants.

L’empereur Constantinconverti à la religion chrétienne, garantit par l’édit de Milan (313) la reconnaissance du christianisme comme religion d’Etat. Il inaugura l’ère du christus triomphans. Il fit construire les premiers monuments chrétiens comme l’église du Saint Sépulcre à Jérusalem, les églises du Latran et du Vatican à Rome et les églises des Saints Apôtres et Sainte-Sophie à Constantinople.

Ainsi prirent fin au début du 4e siècle les cruelles brimades infligées aux Chrétiens.

Les cimetières souterrains qu’étaient devenus les catacombes continuèrent à être vénérés comme lieux saints. Puis les catacombes tombèrent dans l’oubli total jusqu’à ce qu’elles soient redécouvertes sous le pontificat de Nicolas V (1447-1455).

Il y en avait quatorze, toutes crées aux premiers âges de la chrétienté, composées de galeries étroites, creusées jusqu’à cinq étages correspondant par des échelles. Au temps des persécutions, il arrivait qu’une échelle soit retirée pour suivre en paix les sermons.

Des pèlerinages furent organisés à compter de leur découverte notamment celui dédié à Saint-Laurent, supplicié sur un grill et enterré aux catacombes de Santa-Ciriaca.

Les plus anciens sites funéraires sont les catacombes de Saint-Sébastien sur la via Appia Antica.

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