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Milan – Le Duomo
Le Duomo de Milan par Giovanni Migliara

Milan – Le Duomo

Le Duomo de Milan par Giulio Rossi

Le Duomo de Milan par Giulio Rossi

L’une des constructions gothiques les plus singulières du monde, le Duomo de Milan est la plus vaste de ce style en Italie. La façade ne s’accorde pas avec l’ensemble parce qu’elle est le fruit de la hâte que  Napoléon mit à la voir terminée. Les vantaux de bronze de trois des petites portes dont les qualités artistiques s’ajoutent à celles du portail principal, chef-d’oeuvre de Lodovico Pogliaghi (1908), n’ont été mis en place que tardivement.

Une inscription latine sur la façade indique que l’édifice est consacré à « Mariae Nascenti« . On ne sait (malgré une inscription de l’intérieur qui indique 1386), à quelle date a été commencée la construction, ni si le projet est le fruit du travail d’un seul architecte. Il est probable que cette oeuvre gigantesque n’a pu être imaginée par un seul artiste. Mais il est certain, en tout cas, qu’en 1386, les fameux « Maestri campionesi« , au goût si raffiné, avaient déjà commencé les travaux avec le concours d’artistes transalpins, ce qui ne laissait pas, au début, de provoquer de longues discussions.

Puis au 15e siècle, Cristoforo Solari, Filippino degli Organi, Giovanni Antonio Amadeo et au 16e siècle, Pellegrino Tibaldi et Vincenzo Seregni travaillent à l’oeuvre.

La façade commencée au début du 17e siècle (1616) est due à Tibaldi et à Bazzi,  mais la partie supérieure, oeuvre d’Amati et de Zanoia, n’a été terminée qu’aux environs de 1815. Les flèches, y compris la plus grande, supportant la « Madonnina » dorée (très vénérée des Milanais qui la considèrent comme le symbole de la ville), sont au  nombre de 135. Quelques-unes furent endommagées par le bombardement aérien d’août 1943.

L'intérieur du Duomo par Bisi Luigi

L’intérieur du Duomo par Bisi Luigi

Le Dôme est orné, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, de milliers de statues et d’éléments décoratifs de toute taille. Tout cela implique un travail constant de manutention et de renouvellement, de sorte que le Dôme n’apparaît que rarement sans que des travaux soient en cours au dedans ou au dehors.

Les Milanais disent de ce fait « fabbrica del Duomo » (construction du Dôme) pour désigner les entreprises interminables…

Quand on circule à l’intérieur, surtout au cours d’une journée où le soleil est éclatant, le Dôme apparaît particulièrement majestueux et imposant car, dans la profonde pénombre, brillent les merveilleuses polychromies des grandes verrières latérales et de l’abside.

La longueur intérieure est de 148 mètres. Les nefs longitudinales, au nombre de cinq, sont séparées par 52 piliers grandioses. L’édifice a la forme d’une croix latine. Le transept comporte trois nefs.

La dernière nef à droite abrite le tombeau de Roberto Intimiano (archevêque de Milan au 11e siècle) avec un crucifix de cuivre du 11e siècle; celui d’Ottone Visconti (archevêque de Milan au 13e siècle) et le tombeau Carelli (une famille qui contribua au financement du Duomo), oeuvre de Fillippino degli Organi (1408).

L'intérieur du Duomo par Giacomo Brogi

L’intérieur du Duomo par Giacomo Brogi

L’aile droite du transept contient le tombeau du Condottiere Lombard Gian Giacomo Medici, oeuvre de leone Leoni (1565), et la statue de San Bartolomeo écorché, oeuvre de Marco Agrate (1562).

On passe ensuite sous la coupole, haute de 68 mètres. Le choeur contient des stalles sculptées, des orgues grandioses, le maître-autel, le ciboire de bronze, oeuvres de Pellegrino Tibaldi et de style baroque.

Sous le choeur on  peut descendre dans le « scurolo« , crypte où est conservé le corps de Saint-Charles, archevêque milanais du 16e siècle.

En se dirigeant vers l’arrière du choeur, on passe devant la porte de la « Sacristie des Monseigneurs » (côté sud), puis devant la statue du Pape Martino V, de Jacopino da Tradate et enfin devant le tombeau du Cardinal Caracciolo, de Bambaia.

On passe ensuite sous les trois grandes fenêtres gigantesques de l’abside (les plus vastes du monde) ravivées dans leur magnifique architecture par les vitraux superbes de coloris et de délicate facture. Les scènes figurées sont tirées du Nouveau Testament,  de l’Apocalypse et de l’Ancien Testament; elles ont été composées par ce magicien du vitrail artistique que fut Giuseppe Bertini au 19e siècle.

On arrive au portail de la sacristie nord dite « Sacristie des Diacres » présentant un fronton non moins élégant que celui de la sacristie qui fait face.

Une photo du Duomo de Milan par Giacomo Brogi

Une photo du Duomo de Milan par Giacomo Brogi

Dans la partie gauche du transept, on remarque un grand candélabre de bronze, précieux travail français du 13e siècle, haut de 5 mètres, et dont les branches peuvent supporter 28 cierges,  don de la famille Trivulzio (16e siècle).

Si le temps est beau,n’hésitez pas vous rendre sur la toiture du Dôme et sur  la terrasse située sous la « Madonnina » . Le panorama que l’on découvre donne une idée complète de la forêt de marbre qu’est  la cathédrale et permet de l’admirer ainsi que les innombrables statues et ornements divers.

Du sommet de la plus haute flèche (qui, de la tête de la Madonnina domine la place de près de 109 mètres), la vue s’ouvre amplement sur la plaine lombarde et si le temps est clair, sur les chaînes des Alpes et des Apennins Ligures. La statue de la Madonnina en cuivre doré est une oeuvre dessinée par Perego. Haute de plus de 4 mètres, elle fut fondue en 1773.

Visiter la Cathédrale de Milan
La cathédrale est ouverte de 7 heures à 19 heures.
L’entrée est gratuite.
Il faut s’acquitter de 2 € pour l’autorisation de photographier (photographic pass).
Audioguide (non obligatoire) : 5 €.

La terrasse est ouverte de 9 h à 19 h (fermeture de la billetterie à 18 h).
Le tarif est de 12 € en ascenseur et de 7 € à pied. (Tarifs réduits 6 € et 3,5 € pour les poins de 12 ans et les plus de 65 ans).

Les aiguilles du Duomo par Angelo Morbelli

Les aiguilles du Duomo par Angelo Morbelli

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