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Pompéi – Au-dessous du Volcan

Pompéi – Au-dessous du Volcan

Pompéi, fondée par les Osques au 4e siècle avant J.-C., connut l’influence de la civilisation grecque puis celle des Samnites ( au 5e siècle avant J.-C.) et enfin celle de Rome en 80 avant J.-C. Les Romains l’enrichirent et l’embellirent sans compter, la dotant de villas, de propriétés et d’ édifices somptueux, qui le devinrent encore plus à l’apogée de l’Empire.

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En 63, un grave tremblement de terre la dévasta. On entreprit aussitôt des travaux de reconstruction car rien de laissait prévoir la grave catastrophe de 79, le jour qui correspond au 24 août de notre calendrier.

Ce jour là, une pluie de lapilli – fragment de pierre ponce, furieusement projetés par la Vésuve en éruption – déposa en quelques heures un amas de matière embrasée. Un tombeau hermétique scella ensemble maisons et rues.  Si la plus grande partie des habitants (estimés alors à 20.000) réussit à quitter précipitamment la ville, on peut penser que quelque deux mille restèrent piégés dans cette énorme trappe.

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Pendant quelques temps, une partie de la ville émergea de la croûte mortelle. Ainsi, aventuriers et les voleurs purent-ils se frayer un chemin entre les édifices qui dépassaient et emporter des objets de valeur. A l’époque des incursions sarrasines, l’endroit était abandonné et d’autres tremblements de terre avaient bouleversé l’amas confus des ruines.

 

Les première fouilles et la découverte de Pompéi
En 1594, ce fut par hasard que l’architecte tessinois Domenico Fontana découvrit, en construisant un canal,  quelques restes . Il tira ainsi de l’oubli le souvenir de Pompéi. Quelques fouilles furent ensuite exécutées sous Charles de Bourbon, en 1748, mais seulement pour récupérer des objets précieux et sans but scientifique. Ce fut le mérite de l’archéologue italien du 19e siècle Giuseppe Fiorelli de découvrir graduellement la ville, sous les auspices du gouvernement italien, et de mettre à jour un grand nombre d’objets, de richesses, de peintures et de décorations.

Dans les temps les plus récents, les fouilles, perfectionnées à tous points de vue, ont donné des résultats encore plus satisfaisants. Au 20e siècle, l’archéologue Amedeo Maiuri fit, avec un amour extraordinaire et une intelligence très vive, renaître la cité antique, sous les yeux du visiteur saisi d’admiration et ébloui par la stupéfiante vision.

Tandis que la Rome antique, par ses ruines grandioses, nous a révélé surtout le sens de la beauté et de la construction monumentale des Romains, Pompéi nous permet connaître l’essence de leur vie, leurs passions, leurs usages, leurs objets familiers, leurs vices, leurs activités ou leurs « otia ».

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L’architecture des villas pompéiennes
En façade sur la rue se trouvait un portique qui donnait accès à un premier atrium, pièce centrale de la maison familiale, avec un bassin où se rassemblaient les eaux de pluie, ensuite conduites à la piscine, c’est à dire au réservoir souterrain. A droite et à gauche de l’atrium se trouvaient les chambres à coucher. En face de l’entrée était la salle de réception pour les invités ou pour la discussion des affaires et à côté était la salle des repas.

D’ordinaire à droite et à gauche du petit salon, d’autres couloirs conduisaient à la partie la plus intime et réservée à la maison. Là étaient réparties, autour d‘un jardin, d’autres chambres à coucher, salle à manger, salle de travail et parfois de bibliothèque, ainsi que le « laraire« ,  la chapelle de famille.

Au centre de cette partie intérieure était aussi, dans certains cas, un salon principal, plus élégant. Sur le côté était la cuisine et les lieux d’aisance.

Dans les maisons les plus aisées, derrière le péristyle, se trouvait aussi un verger et parfois l’entrée de service qui menait sur une rue secondaire. Certaines maisons avaient un étage supérieur où étaient logés les domestiques.

Les maisons plus modestes possédaient  une seule cour. Du côté de la rue, mais pas toujours reliés avec l’intérieur, se trouvaient les magasins, même dans le cas d’habitations patriciennes. L’extérieur était le plus souvent modeste, et même à l’intérieur le marbre n’était que rarement employé.

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