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Vers le sud du Castello

Vers le sud du Castello

En quittant campo San Giovani et Paolo, on peut revenir vers San Francisco della Vigna, puis se diriger vers le sud et vers la Riva degli Schiavoni.

On découvrira dans ce secteur la Scuola di San Giorgio degli Schiavoni, San Giorgio dei Greci et San Giovanni in Bragora.

 

Scuola di San Giorgio degli Schiavoni
Une autre scuola grande est située dans le Castello, au sud, en direction du bassin de Saint Marc, dénommée Scuola di San Giorgio degli Schiavoni, créée par les Dalmates au 14e siècle.

Construite sur les ruines d’un monastère par l’architecte de l’arsenal, Giovanni de Zan, sa visite est incontournable.

Malgré la décision de Napoléon Ier de supprimer ces confréries, elle a pu être préservée.

On y voit toujours, dans leur encadrement d’origine, les neuf magnifiques toiles de Vittore Carpaccio illustrant la vie des trois saints patrons des Dalmates, Saint Georges le chevalier, Saint Jérôme et Saint Tryphon, exprimant l’harmonie des couleurs, et la poésie dont ce peintre a fait preuve notamment dans la magistrale composition de Saint Georges tuant le dragon.

Le tableau relatif à la mort de Saint Jérôme et à la vision de Saint Augustin montre d’une manière remarquablement détaillée ce qu’était, à la Renaissance, le cabinet de travail d’un humaniste.


San Giorgio dei Greci

En continuant à avancer vers l’ouest et en évitant, si l’on peut, les « labyrinthes à se perdre »  il sera très agréable d’aller visiter l’église de Saint Georges des Grecs (San Giorgio dei Greci) dont le campanile du 16e, délicieusement penché, se mire dans l’eau du canal San Lorenzo.

La Grèce se trouvant dans la zone d’influence de la Sérénissime, de nombreux Grecs étaient aisément accueillis à Venise. Par ailleurs, après la chute de Constantinople, tombée aux mains des Turcs en 1453, des Grecs se réfugièrent à Venise. Un lieu de culte leur avait été attribué à San Bragio, puis en 1514, le Pape Léon X leur accorda l’autorisation de construire une église de culte grec orthodoxe.

Elle fut achevée en 1561, et le dôme en 1571.

Les grecs vivaient en forte proportion dans ce quartier, en disposant de leur propre scuola San Nicolo et d’un cimetière à eux réservé, par la tolérante république. Le Musée des icônes byzantines, provenant de Constantinople, le plus grand d’Europe, fait l’admiration émue des visiteurs. Les icônes sont du Crétois Michel Damaskinos, de Klotzas et de Zane.


San Giovani Battista in Bragora

Plus au sud, presque aux abords de la Riva degli Schiavoni, après un tournant et un pont en arc circonflexe, l’église de San Giovani Battista in Bragora s’élève sur le campo Bandiera e Moro.

La façade est gothique modifiée au début de la Renaissance, en 1475.

Les autels sont d’une décoration très riche. Le maître-autel porte le très beau « Saint Jean baptisant le Christ » dans un cirque de montagnes, chef d’oeuvre bleu et argenté de Cima de Conegliano (1517).

Le musicien vénitien Antonio Vivaldi, dit le Prêtre Roux (il Prete Rosso), né dans la paroisse le 4 mars 1678, fut baptisé à San Giovanni in Bragora.

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