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Santa Maria in Cosmedin

Santa Maria in Cosmedin

L’église a été édifiée au 6e siècle. Au 8e siècle, le pape Hadrien 1er la cède à la communauté grecque qui s’était réfugiée à Rome, pour fuir les persécutions des empereurs iconoclastes de Constantinople.

L’iconoclasme, né du Concile de Trente, interdisait la représentation de Dieu par l’image.

La basilique est agrandie, dès cette époque, par une abside dans le prolongement des trois nefs, selon une technique architecturale tout à fait nouvelle en Occident.

Le pape Calixte II (1119-1124) y fait ajouter un porche et le campanile romain de brique rouge, très élancé.

A l’intérieur, les sols sont recouverts de riches pavements cosmatesques.

Les ajouts baroques ont été supprimés à la fin du 19e siècle, pour redonner à l’édifice l’aspect du 12e siècle, simple construction en briques avec un porche à deux niveaux.

santa_maria_cosmedin_2A l’intérieur, les trois nefs sont fermées par un plafond de bois.

L’impression de coffrage est encore renforcée par l’aspect lisse des murs, où se succèdent des colonnes et des pilastres.

Les fresques multicolores ont disparu.

Les incrustations de marbre, au sol, sont magnifiquement colorées.

Le ciborium est doté d’un baldaquin gothique du 13e siècle.

Dans la sacristie, une fort belle mosaïque de l’Adoration des Mages est du 8e siècle.

boca_della_veritaLa Bocca della Verita
Dans le mur de gauche du portique de l’église Santa Maria, se trouve implanté un masque antique de 166 centimètres de diamètre, représentant un Triton, un des dieux de la mer, fils de Neptune et d’Amphithrite.

Depuis le Moyen Age, une croyance populaire voulait que toute personne soupçonnée, à propos d’un crime, d’un faux serment, d’un acte grave dissimulé, était soumise à l’épreuve de la Bouche de Vérité qui happait la main et arrachait les doigts, en cas de mensonge avéré.

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