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Santi Giovanni e Paolo

Santi Giovanni e Paolo

L’ordre des Dominicains eut la faveur de l’octroi d’un terrain en 1234, par le Doge Jacopo Tiepolo, pour l’édification d’une église de style gothique, en croix latine, à trois nefs et cinq absides.

L’église triomphale ne fut consacrée qu’en 1430, après des dons généreux qui permirent de l’embellir.

En 1458, un grand portail fut intégré à l’ancien frontispice en briques roses. L’architecte Gambello fit poser un revêtement de pierres plates et six colonnes grecques, de marbre, dans une association harmonieuse des arcs et ogives gothiques avec l’entablement à rinceaux de la Renaissance.

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San Giovanni e Paolo L’extérieur, est d’une élégance élancée des plus rares, des plus élaborées, du style gothique vénitien religieux. Seule, l’église franciscaine des Frari, sa « rivale », peut lui être comparée.

A l’intérieur, les voûtes sur croisées d’ogives ont permis d’éviter une charpente découverte. A cause du sol marécageux a été utilisé un entrelacs de roseaux recouvert de crépi qui donne l’aspect d’un plafond de pierre.

De grands tirants de bois stabilisent l’édifice, en permettant d’écarter les arcs pour un effet d’espace et de volume mis en valeur.
L’église possède le polyptyque de Saint Vincent Ferrer, de Bellini en six tableaux et trois scènes de prédelle, commandé par la confrérie dominicaine espagnole de Saint Vincent.

Dans la chapelle del Rosario, une oeuvre de Véronèse, l’Annonciation (1565-1571) et la Crucifixion, du Tintoret.

Au plafond, une multitude de sculptures. En 1867 on y ajouta le Martyre de Saint Pierre, du Titien, qui était l’oeuvre la plus précieuse de l’église.

Mais détruite par un incendie, elle est remplacée par une excellente copie.

En 1913, on y transféra également une oeuvre de Véronèse provenant d’une église détruite, afin d’augmenter les richesses de ce superbe exemple d’une grande église de la Renaissance.

Les relations des Dominicains avec le gouvernement vénitien étant des plus étroites, et les contacts avec les représentants du pouvoir étant les meilleurs, l’église San Giovanni e Paolo devint le lieu officiel de sépulture des Doges.

Vingt cinq Doges y reposent pour l’éternité. C’est un véritable Panthéon. Les mausolées, les sarcophages, sont l’oeuvre de grands artistes sculpteurs.

Les bas-reliefs, les ciselures, expriment tous les styles gothiques et Renaissance les plus talentueux.

Le Campo Zanipolo
Sur le vaste campo, qui est une récompense pour les touristes exténués, est érigée une très belle statue équestre, ce qui est très rare à Venise où dit-on, on ne savait ni sculpter ni modeler un cheval.

C’est le monument de Bartolomeo Colleoni, condottiere de la République, grand chef de guerre, réalisé de 1481 à 1488, modelé par Andrea Verrochio, éminent sculpteur florentin. Le coulage a été fait par Leopardi ainsi que le piédestal étiré en hauteur.

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Colleoni, très riche avait désiré léguer sa fortune à Venise à condition qu’une statue de lui soit érigée sur la Piazza San Marco. Le Doge refusa de donner suite à ce voeux orgueilleux. Mais il obtint le colossal leg en faisant placer la statue devant la scuola…. San Marco.

La scuola, l’une des six « scuole grande » est en conjonction avec l’église dominicaine Zanipolo (San Giovanni e Paolo) et la statue équestre du condottière Colleoni. L’ensemble architectural dégage un grand charme sur cette place qui s’ouvre sur le rio dei Mendicanti. Le calme règne sur les eaux d’un quartier heureux.


Scuola Grande di San Marco

C’est l’occupant autrichien en 1815 qui fit transformer cette confrérie en hôpital qui est toujours en activité.
La Scuola Grande di San Marco est en effet aujourd’hui le siège de l’Hôpital municipal. Il ne faut pas manquer de jeter un oeil à l’entrée et au cloître qui sont étonnants de beauté. La façade polychrome est un des plus beaux appareillages de marbre que l’on puisse admirer à Venise. L’hôpital contient les plus beaux salons de la ville.

La confrérie laïque de bienfaisance avait été créée en 1260 et avait obtenu de transférer son siège au campo San Giovanni e Paolo en 1437 où l’édification des nouveaux locaux est due à Bartolomeo Bon et Antonio Rizzon.

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La riche décoration intérieure dura vingt cinq ans. Après l’incendie en 1485, les nouveaux travaux furent confiés aux Lombardo, père et fils, puis à Codussi qui réalisa les trois magnifiques frontons semi-circulaires qui couronnent la façade.

A l’intérieur, la décoration se poursuivit pendant deux siècles. Le cycle somptueux de la légende de Saint Marc, par Tintoret est maintenant au musée de l’Académie.

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