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Les quartiers de San Polo et Santa Croce

Les quartiers de San Polo et Santa Croce

Les deux quartiers San Polo et Santa Croce sont les jumeaux vénitiens. Ils sont consacrés à Saint Paul et à la Sainte Croix. Ils renferment un grand nombre de richesses artistiques, un marché historique, un très grand centre financier, et des merveilles inconnues qu’il faut s’appliquer à découvrir.

On peut dire que les deux petits sestieri  n’en font qu’un. Le moins étendu (trente-quatre hectares) et le plus dense est San Polo.

Une jolie promenade dans ses ruelles étroites offre d’inattendues et pittoresques surprises.

Le quartier de Santa Croce comprend de plus récentes habitations des 19e et 20e siècles construites lors de travaux d’assainissement qui l’ont doté d’appartements confortables.

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Promenade à Santa Croce
Dans le sestiere de Santa Croce, ont été démolis par ordre de Napoléon, un monastère bénédictin et son église consacrée à la Sainte Croix. L’ordre religieux qui s’y trouvait avait pour nom Sainte Claire.

On peut en voir des vestiges, dans l’hôtel Santa Chiara à la Piazzale Roma.

Si l’on se trouve dans ce secteur aux abords du Canal Grande, on traversera les très agréables Jardins Papadopoli et l’on y fera même une halte délicieuse.

On peut y goûter le charme d’une promenade paisible en allant jusqu’à la belle église San Nicolo da Tolentino vers le sud.


San Simeon Piccolo

Sur les berges du Grand Canal, face à la vaste station ferroviaire Santa Lucia, se trouve l’église San Simeon Piccolo.

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Elle frappe le regard par la puissance de sa coupole verte, qui domine tout le quartier. C’est l’oeuvre de l’architecte Giovanni Antonio Scalfaretto (1718-1738) rappelant le panthéon de Rome. On ne peut y entrer, elle est désaffectée.


San Simeon Grande

En suivant le quai et par un léger détour par un pont minuscule traversant le rio Marin, on arrivera à l’église San Simeon Grande, ainsi nommée en dépit de ses dimensions inférieures à celles de sa voisine.
Celle-ci est ouverte au public. Elle contient de magnifiques oeuvres, comme la Cène du Tintoret, et une statue de Saint Simeon (1317) de Romano. Un autel est dédié à la riche confrérie des cardeurs de laine.
L’église du 10e siecle a été remaniée au 18e siècle.


San Giacomo dell Orio

En suivant le quai du joli canal San Giacomo dell Orio vers le nord, on trouvera un joli pont miniature qui aidera à découvrir le délicieux campo du même nom, avec ses platanes bruissants, ses mères bavardes mais attentives aux jeux de leur progéniture.

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Bâtie à partir du 10e siècle, l’église San Giacomo dall Orio fait partie des premiers édifices religieux de Venise.
Reconstruite à compter de 1225, de style veneto-byzantin, imprégnée postérieurement d’éléments romans puis gothiques, d’un agréable mélange, elle possède une colonne de granit vert du 6e siècle provenant de la Byzance romaine.
La salle de gauche, l’ancienne sacristie, est ornée de peintures de Palma le Jeune ayant trait à l’ancien testament.: la Récolte de la manne et le Passage de la mer rouge.

Dans la chapelle Saint Laurent se trouve le retable des Saints Laurent et Jérôme (1581) de couleurs vives.
Le plafond est très intéressant, en carène, évoquant la tradition des constructions navales.
Sur le campo, un magnifique campanile du 12e siècle, au dessin byzantin, vous invitera, pour que vous preniez le temps de l’admirer, à déguster un expresso dans l’un des charmants cafés aux tables inondées de soleil.


San Giovanni Evangelista

Non loin des Frari, en remontant vers le nord, il faut aller voir, dans un cadre des plus attrayants, la scuola di San Giovanni Evangelista et son église, fondée en 1261.

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C’est une des plus anciennes scuolas, sur un petit campo orné d’un magnifique portail de marbre finement ciselé, y donnant accès, c’est Pietro Lombardo qui éleva en 1478 cette élégante architecture.
La puissante confrérie fit remanier la scuola en 1454 par Codussi.

L’escalier à double révolution aboutit au grandiose salon qui fut, une nouvelle fois, restauré en 1727 par Massari.

Le plafond est décoré de scènes de l’Apocalypse par Giandoménico Tiepolo, entre autres.

Les peintures des murs ont trait à la vie de Saint Jean l’Evangeliste, par Tintoret.

 

Dans l’albergo, quatre histoires de l’Apocalypse par Palma le Jeune, la destruction du temple d’Ephèse par Tintoret, le martyr de Saint Jean par Seranda et le Saint Jean ressuscitant deux défunts par Cignaroli.

En 1369, la scuola se vit offrir une relique de la Croix, ce qui lui valut un grand prestige et des revenus considérables. Elle est sur l’autel de l’oratoire, dans la salle de la croix.
Mais, entre 1370 et 1382, lors d’une procession, la relique serait tombée, du pont San Lorenzo, dans le canal, échappant aux membres de la confrérie qui, bien sûr, tentèrent de la récupérer.

C’est le doge Andrea Vendramin qui aurait réussi à s’en emparer et à la ramener sur la berge.
Deux toiles, l’une de Gentile Bellini, l’autre de Vittore Carpaccio rappellent ce miracle de la Sainte Croix, sont maintenant visibles au musée de l’Académie.

Ces peintures sont d’un grand intérêt car on y reconnaît des personnages de l’époque, comme la reine de Chypre et sa suite, même si pour certains, l’identité est controversée.

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